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©gabonreview.com – dimanche 19 février 2017 – Le candidat malheureux de l’opposition à la dernière présidentielle s’est rendu dans ce quartier du troisième arrondissement de Libreville, pour constater l’ampleur des dégâts causés par l’inondation et exprimer son soutien aux victimes. Il en a profité pour faire remarquer l’absence du gouvernement et son incapacité supposée à trouver des solutions aux difficultés des populations.

A la suite de l’inondation survenue au quartier Plein-Ciel, dans le 3e arrondissement de Libreville, après la forte pluie de la nuit de vendre à samedi, Jean Ping a tenu à aller, le samedi 18 février, rencontrer les victimes. Si les habitants de ce quartier lui ont fait état de nombreux problèmes auxquels ils sont confrontés depuis plusieurs années (insalubrité, difficultés d’approvisionnement en eau potable, absence de canalisation des eaux usées et d’eau de pluie), Jean Ping leur a répondu qu’il n’y a qu’un seul responsable : le pouvoir actuel. Il faut dire que cette énième inondation, à Plein-Ciel, est apparue comme une aubaine pour l’ancien président de la commission de l’Union africaine qui continue de contester la réélection d’Ali Bongo, tout en se présentant comme le «président élu» du Gabon.
 
Si l’opposant a dit s’être déplacé pour «constater les dégâts immenses» causés par l’inondation et «manifester [son] soutien total» aux victimes, on a bien compris que son déplacement visait, en réalité, à remobiliser ses sympathisants, dont certains commencent à douter de sa capacité à retrouver sa victoire prétendument «volée» par le pouvoir en place. S’adressant aux populations du 3e arrondissement, Jean Ping leur a appris que face à «la catastrophe» enregistrée, «l’Etat est tenu de venir à [leur] secours». D’autant que «l’argent des impôts sert aussi à ça». «Au lieu de venir vous aider, au lieu de venir déboucher la buse qui est simple à déboucher, ils viennent vous jeter des gaz lacrymogènes. Comme si ce sont les gaz lacrymogènes qui vont résoudre les problèmes que vous rencontrez», s’est-il adressé aux habitants.
«Un pays comme le Gabon a une armée. Cette armée a un corps qu’on appelle le Génie militaire. Ce Génie militaire est chargé des travaux publics et de la construction des ponts pendant les guerres. Mais en temps de paix, ce [corps] doit être déployé pour résoudre les problèmes que vous connaissez. Au lieu de faire ça, ils vous envoient des gaz lacrymogènes», a renchéri Jean Ping, pointant «un problème fondamental» : le déni des priorités qui caractériserait les autorités gabonaises. Pour l’opposant ce déni est d’ailleurs la principale raison pour laquelle «ces gens (entendre Ali Bongo et les siens) doivent [et] vont partir». D’autant qu’«ils ont de l’agent mais ne font strictement rien».
 

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