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Déclaration du Président Jean Ping du 12 octobre 2019

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DÉCLARATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

S.E.M Jean PING

Le 12 octobre 2019, à l’hôtel Triomphal de Libreville, Son Excellence Jean Ping, en sa qualité de président élu de la République gabonaise, s’est adressé à ses compatriotes et aux membres du Corps diplomatique représentés.

L’intégralité du discours ici : Declaration

Version vidéo ici

Extraits /suivi de réactions et d’articles de presse.

Le président Jean Ping, dont la détermination est inébranlable, a pris la parole dans un contexte de crise et d’urgence sans précédent dans sa durée et sa dureté.

Aujourd’hui, le pays, notre nation et notre terre, est dans un chaos qui dépasse les limites du supportable.

Un combat quotidien en vu de la restitution du pouvoir.

[…] Dans ce combat, à l’instar des députés européens et des Résolutions adoptées par le Parlement Européen, la Communauté internationale ne peut aujourd’hui qu’être ferme dans son soutien à notre noble cause tant le Gabon est en danger de mort.

La France est au vu de la Communauté internationale la patrie des Droits de l’Homme. Dans cet esprit, nous pouvons légitimement compter sur la France, qui par le passé a su dénoncer des crimes odieux que subissaient des Nations amies. […]

Le Gabon est en danger de mort.

L’usurpation doit cesser.

[…] Plus qu’une intime conviction, il s’agit d’un constat définitivement accablant qui saute aux yeux du monde : Ali Bongo n’est plus en capacité de gérer le pouvoir usurpé, au point de servir de marionnette à de nouveaux usurpateurs qui livrent le pays aux enchères.

Le Gabon est devenu un navire sans capitaine ni boussole, livré au gré des convoitises, notamment aux velléités de celui qui, dans la bande, sera le plus malin, le plus cynique, le plus vorace. […]

Le Gabon a basculé dans l’inconnu. Le Gabon est ainsi livré aux aventuriers. Il est pillé, piétiné, martyrisé, humilié.

[…] Le peuple gabonais en appelle à la France, au nom de l’amitié entre nos deux États et de leurs intérêts respectifs bien compris, pour ne pas laisser perdurer les agissements irresponsables et dangereux, d’un de ses ressortissants, dont il connaît tout de ses origines réelles et de ses méfaits antérieurs. […]

L’usurpation des terres.

[…] Certaines décisions peuvent être plus que d’autres, plus alarmantes, surtout quand elles s’inscrivent dans le contexte de l’État mafieux et prédateur qui a pris les commandes du pays. Tel est le cas de la décision adoptée le Mercredi 2 octobre dernier, de transférer à la Caisse des Dépôts et Consignation « à titre gracieux, l’ensemble des titres fonciers appartenant à l’État, à l’exception de ceux affectés à l’usage des services publics de l’État, des Collectivités locales et des Forces de Défense et de Sécurité ».[…]

Le peuple gabonais a appris à se méfier du masque de l’intérêt général, dont se prévalent les décisions de la mafia qui a pris le contrôle de l’administration et de l’État.

[…] Témoin de la confusion entretenue entre les intérêts privés des usurpateurs et les biens de l’État, le peuple gabonais n’a pas hésité un seul instant en interprétant cette décision sur le patrimoine foncier de l’État, comme une mesure dangereuse qui n’a d’autre nom que « l’accaparement des terres ».

La mobilisation qui se lève de partout, exprime l’inquiétude légitime, de se voir spolier dans les mois qui viennent, le patrimoine foncier, cédé aux plus offrant des intérêts sans visage et sans nom, au détriment du Gabon, mis à mal dans sa souveraineté et son unité, et des ses populations qui seront expropriées pour cause d’utilité privée.

Le peuple Gabonais se mobilise contre cette décision inique, qui porte manifestement la menace de le déposséder de son sol et des terres de ses ancêtres.

Évidemment, je soutiens avec force cette mobilisation et je mets en garde contre la réaction des Gabonaises et des Gabonais, dont on ne peut présager des conséquences.[…]

Pour un avenir commun.

Ali Bongo n’est plus l’horizon du Gabon. Il appartient désormais au passé du Gabon. Ali Bongo, c’est le passif.

[…] Investi des prérogatives que je tiens de votre vote souverain du 27 août 2016, j’entends atteindre notre but ultime. Pour ce faire :

Premièrement, je proclame solennellement, l’urgence de mettre un terme à la déliquescence de l’État gabonais, fort de la prise de conscience partagée par le peuple gabonais et par le principal partenaire du Gabon. En raison de cette urgence, la vacance de pouvoir et la fin de l’usurpation ne peuvent attendre plus longtemps sans hypothéquer davantage l’avenir du Gabon.

En conséquence, je demande aux institutions habilitées par la Constitution de déclarer la vacance de pouvoir.

[…] Deuxièmement, je considère qu’il n’y a pas d’autre agenda salutaire pour le Gabon que celui de la reconnaissance du vote souverain exprimé par le peuple Gabonais, le 27 août 2016.

Troisièmement, j’entends poursuivre l’action diplomatique, car je demeure convaincu que la Communauté internationale se retrouve dans les engagements que je n’ai cessé de renouveler pour garantir une passation pacifique du pouvoir.

Quatrièmement, je reste engagé dans le rapport de force intelligent qui a fait ses preuves, à travers l’action de mobilisation aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Cinquièmement, je reste attaché aux apports des patriotes de tous bords, pour prendre leur part dans la sauvegarde de notre nation. J’ai toujours à leur endroit cet appel ultime et aujourd’hui totalement solennel par votre présence.

Défendre le Gabon.

[…] Mon but, le but de ceux d’entre nous qui ont porté ce combat depuis plus de trois ans, dépasse la simple revendication d’une victoire reconnu par tous. En effet, quand plus de 65% d’électeurs m’ont élu, ils ont choisi le Gabon. En restant debout face au coup d’état militaro électoral, ils ne font rien d’autre que défendre leur Droit. Rien que le Droit du peuple souverain.

Ils défendent la Patrie. Rien que la Patrie.[…]

Le Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ne disparaîtra pas de la terre. Il en sera ainsi sur notre terre, la terre sacrée du Gabon.

Analyses dans les réseaux :

Une déclaration de vacance par les institutions en place est nécessaire ; Ali Bongo n’étant plus en capacité de gouverner. Cette vacance doit permettre de restituer le pouvoir à Jean Ping, le président de la République gabonaise. Une sortie de crise salutaire à la crise politique qui détruit actuellement le Gabon.

La vacance doit annoncer de facto la fin de l’usurpation et, en même temps, le respect immédiat de la souveraineté du peuple exprimé le 27 août 2016.

Réaction Presse :

Gabon Review – Jean Ping : Le Gabon est en danger de mort.

Brossant le tableau d’un pays plongé «dans un chaos qui dépasse les limites du supportable», surtout depuis le début des ennuis de santé d’Ali Bongo, l’ancien candidat à la présidentielle de 2016 appelle ce samedi 12 octobre à l’«urgente» déclaration de la vacance au sommet de l’État. Il semble fermement compter sur l’intervention de la France pour ce faire.

RFI – Gabon : de nouvelles attaques de Jean Ping contre le président Ali Bongo.

Lors d’un discours samedi 12 octobre devant ses militants et la presse, l’opposant et ancien candidat à la présidentielle Jean Ping est à nouveau revenu sur la santé du chef de l’État Ali Bongo. Il a réaffirmé que le président n’est plus, selon lui, en mesure de gouverner le pays. Cela fait maintenant un an qu’Ali Bongo a été victime d’un accident vasculaire cérébral.

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