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L’ancien président de la commission de l’Union africaine est à la deuxième étape de son périple dans la région de Libreville.

Jean Ping dans l'Estuaire. © Gabonreview

Le candidat à la candidature unique du Front de l’opposition pour l’alternance, Jean Ping, a entamé la seconde étape de sa tournée politique dans la province de l’Estuaire, la semaine écoulée. Une étape qui lui a valu quatre jours d’intense activité. Le 10 décembre, il était dans la cité des 90 logements, dans le 1erarrondissement de Libreville où il a installé ses comités de soutien et tenu un meeting en présence de plus d’un millier de personnes. Le lendemain, c’était au tour du quartier la Campagne de l’accueillir. Le surlendemain, il a assisté à deux messes. La première dite en son honneur et la seconde en la mémoire de Mboulou Beka, ce jeune étudiant tué lors d’une marche interdite le 20 octobre 2014 et qui sera inhumé cette fin de semaine dans son village de Konoville, dans le département du Ntem.

Pour clôturer cette seconde étape, Jean Ping a animé, le 13 décembre dernier, trois meetings à Bikélé, Essassa et Ntoum, dans le département du Komo-Mondah, déposant au passage, à Nkoltang, une gerbe de fleurs sur la tombe de l’ancien diplomate Joseph Ngoua, frère de Jean Ntoutoume Ngoua, vice-président du comité d’organisation de cette tournée. Accompagné, entre autres, de Jean Eyeghe Ndong, René Ndemezo’o Obiang, Philibert Andzembé, Joël Ngouéneni Ndzengouma, Radegonde Djénno et Véronique Essomeyo, il a précisé, à chaque étape, que le tour du Gabon qu’il a entamé il y a près de deux ans, consiste à se présenter physiquement aux populations et recueillir leurs préoccupations. «On ne peut pas avoir des ambitions de diriger un pays sans le connaître, ainsi que sa population», a-t-il dit.

Sur la gouvernance actuelle, l’ancien chef de la diplomatie relève que le désespoir et la misère sont partout dans le pays. S’agissant des systèmes éducatif et sanitaire, il constate que leur vitesse de régression depuis 2009 est intolérable. «Le taux de scolarisation et les résultats scolaires sont très en baisse, année par année. Depuis 2009, le pouvoir en place n’a pas construit une seule école», note-t-il, ajoutant : «C’est la première fois au monde qu’on casse une clinique moderne. Il (Ali Bongo, ndlr) casse Jeanne Ebori en mettant 1.200 agents au chômage dont six professeurs agrégés. Il casse tout et ne construit rien», se désole-t-il. Bien entendu, Jean Ping parle aussi des routes, estimant qu’en six ans de pouvoir d’Ali Bongo, rien n’a été fait, à l’exception des voies construites grâce à l’aide internationale. «Même le peu qui existe n’est pas entretenu», fustige-t-il, avant de se demander : «Comment expliquer qu’en 50 ans de pouvoir, on a fait que 3.000 km de route?», ajoutant : «Entretemps, on gaspille l’argent du Gabon pour acheter les avions, organiser les tournois de football, les courses de moto et de bateaux, les caravanes avec les Brésiliennes…et les voyages à l’étranger qui n’apportent que la ruine au pays».

A ceux qui ont encore peur du régime en place, pour une raison ou une autre, Jean Ping explique que, quand on veut construire son pays, on ne doit pas avoir peur. Il faut plutôt avancer avec l’assurance que l’alternance au pouvoir aura lieu avec lui en 2016. «Ceux qui veulent se partager les postes entre l’opposition et la majorité, veulent rester au pouvoir pour toujours. Ça ne se passera pas comme ça. Soyez-en sûrs», répète-t-il, invitant ceux qui hésitent encore à le rejoindre pour libérer le Gabon en 2016.

Au 2è arrondissement, le sénateur Georges-Bertrand Bekale a affirmé que «l’heure n’est plus à l’orgueil intellectuel, aux querelles stériles sans fin par médias interposés, à la manifestation des égos». Quant à Jean Eyeghe Ndong, il a dénoncé les institutions en charge des élections, les qualifiant de partisanes. Puis, il a demandé de voter utile en 2016. René Ndemezo’o Obiang a donné les raisons pour lesquelles les Fang soutiennent Jean Ping. «Il rempli tous les critères d’un présidentiable», a-t-il prétendu, avant de demander à tous de s’impliquer dans le processus électoral. Philibert Andzembé et Joël Ngouéneni ont déclaré que le Haut Ogooué n’est plus avec Ali Bongo.

© Gabonreview, vendredi 18 décembre 2015

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