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© Gabonreview lundi 11 janvier 2016

Au 9 janvier 2016, près de cent localités, villages, départements, quartiers et arrondissements auront reçu la visite de Jean Ping. Alors qu’il avait lancé, le 28 novembre dernier, l’étape de l’Estuaire, c’est finalement le week-end écoulé qu’il l’a close. Pour ses soutiens, particulièrement pour René Ndemezo’Obiang, le dernier meeting de l’Estuaire a été l’occasion d’appeler les populations à la prise de conscience et à la vigilance. «Il ne s’agit pas d’une élection municipale ou législative. Il s’agit de l’élection présidentielle», a rappelé l’ancien baron du Parti démocratique gabonais (PDG), appelant à la mobilisation aussi bien pour la prochaine opération d’enrôlement dans les listes électorales que tout au long du processus électoral à venir.

Pour sa part, Jean Ping a fait savoir que «l’Estuaire, c’est le Gabon en miniature car toutes les communautés de notre pays y vivent, et les problèmes qui s’y posent avec acuité sont les mêmes rencontrés, certes à moindre échelle, dans les autres provinces». Après six semaines passées à sillonner cette province qu’il considère comme «la circonscription électorale la plus importante du pays», il a dressé un état des lieux peu élogieux. «L’Estuaire est malade. Et par conséquent, le Gabon tout entier est malade. Notre pays est malade à cause du bilan catastrophique d’un septennat marqué par une gestion publique calamiteuse à tout point de vue. C’est comme si le ciel nous était tombé sur la tête. Sur le plan international, le Gabon est malade et son image s’est gravement détériorée, surtout à cause des scandales liés à la fois au doute planant sur l’état-civil du chef de l’Etat et aux multiples ennuis judiciaires, en France, de ses proches collaborateurs ou de ses amis intimes. Sur le plan national, le Gabon est malade par l’absence d’une véritable politique de développement dans tous les secteurs», a-t-il lancé.

Pour Jean Ping, l’échec de la politique menée par Ali Bongo est particulièrement visible dans la province de l’Estuaire. «Sinon, s’est-il interrogé, comment expliquer, par exemple qu’en sept ans de mandat on ne voit toujours pas l’autoroute à deux fois trois voies, promise aux populations de l’Estuaire, qui partirait du PK5 jusqu’à Bifoun ? Comment expliquer que la Zone économique de Nkok soit devenue un fantôme ? Combien d’emplois a-t-elle créés depuis son lancement ? Combien de Gabonais ont vu leur situation sociale s’améliorer grâce à ce site qui fut inauguré à coups de milliards de francs, en présence de la star noir américaine, R. Kelly ? Cette zone porte-t-elle le développement économique de Ntoum et ses environs ? Et le fameux port-môle du Champ Triomphal, notre célèbre marina dont la superbe et gigantesque maquette a subitement disparu ? Saviez-vous que ce grand projet futuriste et avant-gardiste de l’Afrique centrale, comme on nous le faisait croire, consistait simplement à bâtir un château de sable blanc ? Moi, je l’ignorais. Mais le Gabon est aussi malade par l’absence d’une véritable politique sociale, qui mettrait chaque citoyen à l’abri du besoin. Comment ne pas être apitoyé par le sort des populations laissées totalement à l’abandon et livrées à elles-mêmes ? Comment le régime actuel peut-il protéger la vie des éléphants et autres animaux protégés au détriment de nos concitoyens ?»

 

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