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Mes chers compatriotes,

 

Aujourd’hui 15 octobre 2016, constitutionnellement, le mandat du président Ali BONGO prend fin.

 

Aujourd’hui, tous ceux qui ont majoritairement voté contre lui doivent, chacun en ce qui le concerne, tout mettre en œuvre afin que la vérité des urnes soit rétablie et que naisse la nouvelle République.

 

Pour tous les Gabonais, le dimanche  16 octobre 2016 est un jour particulier dans l’histoire politique de notre pays. Cette date, chacun d’entre nous l’attend pour ainsi dire, depuis près de 50 ans car elle marque le début d’un événement politique majeur.  Le début d’une nouvelle espérance.

 

Le peuple gabonais et la communauté internationale, attendent la restauration du pouvoir légitime révélé par les urnes en lieu et place d’une dictature incarnant un projet et une gouvernance politique honni par les gabonais.

 

Est-il besoin de rappeler ce que tout le monde sait ?

 

Le 27 août  au soir, les Gabonais ont massivement dit au monde, à travers un vote sans appel, leur détermination à changer la gouvernance de leur pays et à mettre un terme définitif à des pratiques de pouvoir surannées qui ont bloqué le Gabon dans la pauvreté et le déshonneur.

 

 

Mais contre toute attente, devant la communauté nationale et internationale, interloquée et indignée, les forces rétrogrades dans notre pays, par un coup d’État militaro-électoral, ont nié l’expression de la souveraineté du peuple,  déchiré la lettre et violé l’esprit de notre Constitution.

 

Depuis les sinistres et sanglants évènements intervenus au lendemain d’une élection largement remportée par les forces de l’opposition, un discrédit international drape nos institutions.

 

Des institutions factices, dépourvues de toute légitimité. Des institutions en dissidence avec les bénéfices du progrès démocratique attendu par tous les peuples dans le monde. Des institutions décriées et méprisées par le peuple gabonais et qui ne suscitent plus aucun respect dans aucune instance internationale.

 

Des institutions tournées en dérision par la jeunesse gabonaise qui, la mort dans l’âme, choisit d’en rire plutôt que d’en pleurer. Des institutions qui produisent un effet repoussoir pour la communauté économique et financière du monde entier.

 

De fait, faute de confiance, la crise économique, dans un climat anxiogène, prend un tour particulier dans notre pays ; l’investissement étranger fuit, la production des richesses se replie, les indicateurs sociaux poursuivent leur folle dégradation, révélant leurs cortèges de chômage, d’inégalités et d’exclusions.

 

Désormais le monde entier, témoin des évènements actuels, s’inquiète de l’instabilité politique de notre pays, nul ne voit l’horizon s’éclaircir…le pouvoir et le régime d’Ali BONGO, porteurs d’un obscurantisme à rebours des avancées démocratiques sur le continent et dans le monde, incarnent la barbarie, l’insécurité et l’incertitude.

 

Aujourd’hui, les forces politiques et celles de la société civile, partisans de l’alternance et du changement, disent par ma voix que la lutte multiforme pour le rétablissement de la vérité des urnes se poursuit dans notre pays et dans le monde. Elle ne cessera pas tant que la légitimité que j’incarne ne sera pas reconnue et rétablie dans les fonctions et les devoirs de la charge présidentielle.

 

Je veux également dire que la résistance contre l’oppression se poursuivra et prendra la forme que le peuple gabonais souverain et dans sa diversité voudra bien lui donner.

 

C’est pourquoi j’invite notre peuple ainsi que tous les amis de notre pays à exorciser la peur et à demeurer mobilisés, déterminés et vigilants.

 

Aussi, après la création du Conseil Gabonais de la Résistance pour unifier la diaspora gabonaise, je porte à la connaissance de la nation toute entière, la mise en place de la Coalition pour la nouvelle république, composée de toutes les forces politiques et de progrès dans notre pays conformément au mandat que vous m’avez donné à travers votre vote massif.

Cette coalition se composera de partis, de personnalités politiques, des groupements politiques et sociaux qui ont soutenu ma candidature à l’élection présidentielle du 27 août 2016.

 

Cette coalition des forces politiques, sociales et religieuses a pour vocation d’encadrer les partisans de l’alternance démocratique et de prolonger la lutte afin de traduire dans les faits, les actions qui s’inscriront dans le cadre de ce rassemblement des patriotes pour la libération de notre pays et la victoire finale./

 

 

Vive le peuple gabonais souverain

 

Que Dieu bénisse notre pays.

 

 

 

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