LETTRE OUVERTE

Chers compatriotes,

Vous vous êtes exprimés par le vote le 27 août 2016 et vous m’avez élu président de la République du Gabon. Depuis ce jour, nous n’avons jamais cessé de combattre et nous continuerons à nous battre jusqu’à la chute de ce régime qui prive le peuple gabonais de tous ses droits fondamentaux, à nous battre jusqu’à la chute de cette dictature qui se maintient par la force, le fer et le sang.

Nous avons tout tenté pour que ceux qui ont choisi de régner par le sang des Gabonais retrouvent la raison et la sagesse. Mais, vous le constatez vous-mêmes, rien n’y a fait. Ils ne sont obnubilés que par une volonté aveugle de s’accrocher par tous les moyens au pouvoir, un pouvoir que les Gabonaises et les Gabonais leur ont clairement refusé le 27 Août 2016.

Au nom du Gabon, au nom des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui voient en moi l’espérance de garantir l’unité de la Nation, le redressement de la situation politique, économique, sociale et culturelle mais aussi de garantir tous ces principes de justice, de paix, de progrès, de garantir tout ce qui fait de nous un Grand Peuple, je m’engage à consacrer toute mon action et mon énergie au rétablissement de la vérité des urnes.

Je vous ai promis le meilleur pour vous et pour vos enfants. Je l’ai promis aux familles de tous ceux qui sont tombés pour la liberté du Gabon. Jusqu’au bout, je reste fidèle à mon engagement, à ce qui est pour moi, et pour chacun d’entre vous, un contrat solennel et inaliénable entre le peuple souverain et celui qu’il a élu.

Jean Ping

Le Mot de La Semaine

Depuis le coup d’état militaro-électoral du 31 août 2016, la situation économique du Gabon ne fait que se dégrader. La dette intérieure est estimée à 400 milliard de FCFA . L’État recourt au prêt bancaire pour donner l’illusion d’une économie florissante… alors que le FMI souligne toutes les difficultés économique que doit surmonter le Gabon. La paupérisation des Gabonais et des Gabonaises est galopante à travers tout le pays. De grandes entreprises mettent la clef sous la porte. Bouygues partira même en catimini ; les salariés apprenant par webcam le départ des cadres dirigeants. Nonobstant une gestion calamiteuse de nos ressources et nos rentes liés à l’exploitation des ressources naturelles, ce même État utilise des méthodes de gangsters pour chasser manu militari des entreprises françaises comme Véolia… Un signal extrêmement négatif envoyé à tous les investisseurs potentiels à travers le monde. Seul Olam continue son chemin en diversifiant ces activités : de l’agro-industrie aux activités portuaires et autres. Cela est-il inquiétant ? Certainement surtout lorsqu’on sait qu’Olam est dirigée par l’un des membres de la famille Gupta, celle-là même qui se trouve aujourd’hui empêtrée dans des poursuites judiciaires en Afrique du Sud…

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