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Suite à la décision du tribunal de première instance de Libreville, Bertrand Zibi Abeghe, prisonnier politique au Gabon, restera en détention préventive jusqu’au 13 septembre 2018.

Le 30 janvier 2018, Amnesty International avait lancé une action urgente à l’encontre de l’état gabonais pour risque de maltraitance corporelle pour un membre de l’opposition. En effet, l’opposant politique gabonais, Bertrand Zibi Abeghe, a affirmé avoir été victime de mauvais traitements en détention. Cette mobilisation au niveau mondial donnait un espoir à toute sa famille et ses nombreux soutiens de voir Bertrand Zibi Abeghe enfin libre. Le rapport des Droits de l’Homme au Gabon de 2016 indiquait :

« Les problèmes les plus graves dans le domaine des droits de l’homme étaient les conditions carcérales très dures, les longues détentions provisoires et les arrestations arbitraires, en particulier après l’élection contestée du 27 août. »

Il semblerait que rien n’a changé depuis.

En août 2016 lors de la campagne présidentielle à Bollosoville, le président élu Jean Ping avait parlé en ces termes de Bertrand Zibi Abeghe :

« On ne jette la pierre que sur des arbres qui portent de beaux fruits et Bertrand Zibi fait partie de ces arbres qui portent de beaux fruits. Il a pensé d’abord au Gabon et à l’avenir de notre pays, de nos enfants et de nos petits-enfants. Et il a pris son courage à deux mains en dépit de tout ce qu’il allait perdre. Il a décidé de privilégier l’amour pour le Gabon, le patriotisme. »

On est donc tenté de dire : Ceci explique certainement cela.

Bertrand Zibi Abeghe a été arrêté le 31 août 2016 à la suite du coup d’état militaro-électoral d’Ali Bongo.

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